Le 7 décembre 2006, une manifestation tenue par Droits et Démocratie célébrait l’inauguration du groupe d’amitié Parlementaires amis de la Birmanie, attendue depuis si longtemps. Y assistait le premier ministre du gouvernement birman en exil, Sein Win.

Parlementaires amis de la Birmanie a été formé avec la collaboration des Canadiens amis de la Birmanie (CAB). Ce groupe d’amitié encouragera le dialogue et sensibilisera la communauté nationale et internationale au peuple de Birmanie et à sa longue lutte vers la démocratie.
« La Birmanie est gouvernée par l’une des juntes militaires les plus brutales au monde. Elle est affligée par le travail forcé, la violence sexuelle et le recours aux enfants-soldats. Les emprisonnements politiques y sont monnaie courante, et l’on compte parmi les prisonniers la chef de l’État birman démocratiquement élue et lauréate du prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi. La Birmanie est l’un des principaux fournisseurs d’héroïne du Canada, et son environnement se dégrade constamment », a déclaré M. Bagnell à la Chambre des communes.
Le lundi 6 décembre, M. Bagnell a été l’hôte de la première réunion du groupe d’amitié et, en tant que son organisateur officiel, a été élu président de l’exécutif. Il est extrêmement fier d’accueillir au sein du groupe plus de 25 députés et sénateurs provenant de tous les partis, et il espère que beaucoup d’autres vont y adhérer.
Les gouvernements, institutions internationales et organisations de droits de la personne du monde entier condamnent la junte militaire de la Birmanie pour ses abus systématiques des droits de la personne et ses politiques répressives. Depuis plus de 40 ans, des régimes militaires contrôlent la Birmanie d’une façon ou d’une autre. Parmi les violations se trouvent des viols, des exécutions arbitraires, de la torture, des traitements inhumains, des arrestations massives et du travail forcé, y compris l’utilisation d’enfants, la relocalisation forcée et la révocation de la liberté de réunion, d’association, d’expression et de mouvement. La Birmanie est un pays d’origine de personnes victimes de la traite, principalement de femmes et de filles, qui sont envoyées en Thaïlande pour travailler dans des usines et comme servantes et pour l’exploitation sexuelle. Elle demeure l’un des pays les plus pauvres au monde.
La Birmanie est gouvernée par l’une des juntes militaires les plus brutales au monde. Son régime militaire recrute de force jusqu’à 70 000 enfants-soldats et a recours au viol comme arme de guerre. Ses détracteurs sont emprisonnés et torturés, y compris plus de 1 100 prisonniers politiques, dont 13 sont des députés ministériels.
En 1990, la Ligue nationale pour la démocratie (LND) a remporté les élections, faisant élire 392 des 484 députés. Cependant, les militaires ont refusé de reconnaître la prétention du parti au pouvoir, et le premier ministre, Sein Win, et d’autres députés ont dû s’exiler. Aung San Suu Kyi, chef de la LND et lauréate du prix Nobel de la paix, est en détention à domicile depuis plus de dix ans.
Actuellement, plus de 150 000 réfugiés birmans vivent dans des camps qui subissent constamment les assauts des militaires. L’an dernier, 810 réfugiés birmans provenant de la frontière Thaïlande-Birmanie se sont vu accorder le droit de vivre au Canada, et l’on en attend 2 000 de plus en 2007.
http://www.youtube.com/watch?v=DjulZhSqUsM
Les Amis canadiens de la Birmanie - http://www.cfob.org
Back Pack Health Work Team - http://www.geocities.com/maesothtml/bphwt/
Inter Pares - http://www.interpares.ca/
http://www.irrawaddy.org/
http://www.mizzima.com/
Larry recevant un présent à la réception qu’il a organisée en l’honneur du Dr. Cynthia Maung (gauche), de Back Pack Health Work Team, et de Peter Gillespie (droite), de Inter Pares.